Le feu est naturellement associé au Soleil, qui est également une source de chaleur et de lumière (on sait maintenant qu'il ne s'agit pas d'une combustion mais d'une fusion nucléaire). Il est également souvent associé aux volcans, comme par exemple le feu de la forge d'Héphaistos/Vulcain.Il est aussi associé aux quatre éléments(eau,air,terre et feu).
Sa "domestication" (à partir de l'Homo erectus) a marqué un tournant dans la Préhistoire, l'être humain se distinguant alors des autres espèces animales, qui ignorent cette technique. La maîtrise du feu comme fondement de l'Humanité a inspiré de nombreux mythes, dont celui de Prométhée. A l'époque contemporaine, plusieurs oeuvres de fiction ont dépeint l'importance du feu dans les civilisations préhistoriques, tel le film La Guerre du Feu de Jean-Jacques Annaud. L'on peut relever que des peuples ignorent encore l'usage du feu dans quelques régions reculées (comme en Papouasie-Nouvelle-Guinée).
De par sa puissance quasi illimitée et destructrice lorsqu'elle n'est pas contrôlée, le feu continue cependant à être craint par les hommes, ce qui lui confère une rôle très ambivalent. Parfois, il est associé à la puissance divine, d'où un grand nombre de rituels, passés ou actuels, autour du feu (voir infra). Mais il est aussi souvent associé aux forces du Mal; dans la tradition chrétienne, l'Enfer est souvent représenté comme le royaume des flammes éternelles.
Cette ambivalence se retrouve dans les aspects moraux et juridiques du feu; tantôt il a pu être considéré comme l'instrument d'une justice transcendante (le bûcher fut une condamnation pénale courante au Moyen Age, et existe même très localement à l'époque contemporaine; alors que l'immolation est considérée par certains comme un acte de sacrifice suprême face à la justice des hommes, y compris dans des sociétés modernes, comme en Tchécoslovaquie en 1969); tantôt son usage est rigoureusement contrôlé, et parfois gravement sanctionné (l'incendie était un des plus grands crimes à Athènes).
Dans la mythologie grecque, il a été volé aux dieux et apporté aux Hommes par Prométhée.
Le feu inextinguible des Grecs, qui brûlait sans cesse à Athènes et à Delphes, le culte de Vulcain, le feu qu'entretenaient à Rome les prêtresses de Vesta, rappellent encore la déification du feu, idolâtrie commune du reste à tous les peuples de race pélasgique.


